White Lion – Pride

Derrière le nom de ce groupe et de ce disque au visuel sobre représentant la tête d’un lion blanc, nous avons 4 musiciens au look permanenté dans un style musical Hard Rock Fm made in USA. Comme il s’en faisait beaucoup à la fin des eighties.

Couverture de la pochette de l'album Pride de White lion
White Lion - Pride (1987)

White Lion est donc un groupe de plus, aux pantalons « dentifrice-moule-burne ». Mais celui-ci aura juste la pointe de talent / travail et peut être aussi une certaine chance qui lui permettra de se hisser et de sortir du lot.

Une ancienne croyance africaine affirme que de croiser ce digne et noble animal porterait bonheur… Et pour cet american band de la scène de la grosse pomme (N-Y) qui galère quand même un petit peu, le bonheur et la consécration mondiale arrivera en 1987 avec la sortie de ce deuxième album produit par Michael Wagener et signé chez Atlantic records.


Nous avons ici un hard rock mélodique qui vibre autour d’un savant mélange entre Bon Jovi qui commence à percer et Van Halen mais avec un chant bien meilleur.
Constitué de chansons formatées pour un conditionnement tubesque pour passages radios azimut à la sauce MTV. (Je parle ici de passages aux states bien sûr, pas dans nos oreilles de grenouilles – voir pour cela mon paragraphe rétrospective de l’année musicale française ci-dessous)
« Pride » culminera au numéro 11 dans le Billboard 200 en y restant une année complète avec deux millions d’exemplaires vendus rien qu’aux Etats-Unis.
Ces rotations continues classeront le single « Wait » en 8ème place dans le Bilboard hot 100 ainsi que la ballade accoustique « When the Children Cry« , qui se hissera en 3ème place durant l’année 1988.
Vitto Bratta sera quand à lui, élu meilleur nouveau guitariste de l’année.

Fort de ce succès grandissant, le groupe partira en tournée avec Kizz, Aerosmith, Ozzy Osbourne… et ouvrira même pour ACDC sur la grande tournée américaine « Blow Up Your Video ».
Pour finir ce palmarès, sachez que « Pride » fait aussi parti des 20 albums de hard rock à avoir eu de multiples titres classés dans le Top 10.

Pour comprendre ce résultat, il faut savoir que derrière la crinière de ce lion blanc qui rugira et griffera la terre entière avec sa musique se cache 4 musiciens et pas des moindres.

Pour la partie rythmique : Nous avons le costaud Greg D’Angelo qui fut le premier batteur d’Anthrax de 1981 à 1983. Après White Lion, il rejoindra Ace Frehley’s et fera parti de l’aventure Pride & Glory avec Zakk Wylde mais de façon rapide puisque remplacé par Brian Tichy pour l’enregistrement du projet.


Le Bassiste James LoMenzo fera également parti de ce projet. Mais sera présent aussi dans l’escapade solo du guitariste blondinet qui n’a pas encore son look de biker (nous sommes dans la période de l’excellent « Book of Shadows »).

Son CV s’en suivra avec Slash’s Snakepit, un passage dans David Lee Roth’s, puis Black Label Society encore et toujours avec avec son pote Zakk Wylde pour finir sur une belle touche finale dans Megadeth.

Au chant, nous avons Mike Tramp. Un danois au joli minois qui a représenté en 1978 son pays à L’Eurovision avec son groupe « Mabel ». Ayant atteint une certaine popularité en Scandinavie et même en Espagne, Mabel s’essayera sans succès dans l’aventure américaine.
C’est donc à New York, suite à l’effondrement de sa tour de Mabel que le chanteur rencontrera un talentueux guitariste au doux nom de Vitto Bratta

Dans la jungle, terrible jungle, du rock business new yorkais, le lion blanc est né ce soir…. …ouimbohé.

Tracklist
1. Hungry
2. Lonely Nights
3. Don’t Give Up
4. Sweet Little Loving
5. Lady of the Valley
6. Wait
7. All You Need Is Rock ‘n’ Roll
8. Tell Me
9. All Join Your Hands
10. When the Children Cry

La raison ou les raisons pour laquelle je prend plaisir à réécouter cet album :
C’est en ayant lu dans un magazine spécialisé, une critique élogieuse de ce disque que je cours acheter ce joli disque au format 33 tours tout blanc.
Étant guitariste, Vito Bratta fut une sacrée découverte car c’est un artiste fin et subtil et chose très importante toujours au service du morceau dans son jeu de guitare.

6-cordiste à la technique impressionnante, aux rythmiques funs et inventives. Il possède un style qui se rapproche des pianistes quand ceux-ci accompagnent une chanson.
Des nappes, des arpèges, des éclats, des clins d’oeil qui se détachent de la voix du charismatique danois et de l’efficace rythmique bastonnante même si on est dans le hard fm !

Le White Lion de cette époque était un groupe qui assurait vraiment et surtout en live.
Je possédais une vidéo de leur prestation au Ritz de New York. Un concert enregistré sur K7 VHS mais maintenant à la bande usée, tellement je bloquais sur ce guitariste humble qui a préféré arrêter sa carrière pour s’occuper de son père gravement malade. La version live de « When the Children Cry » en vidéo sur cette page fait partie de ce concert inscrit dans la légende du Ritz.


24 ans après, c’est toujours avec plaisir que je replonge dans les mélodies tendres et fortes de ce Lion Blanc.

Un titre : « Lady of the Valley », sublime pour ces paroles et son envolée.

et pendant ce temps là en 1987 au pays des fans de Johnny on écoutait :
« C’est… » toujours quelque chose ! surtout ici…
Le groupe Léopold Nord et Vous chantent « C’est l’amour » et « C’est La Ouate » est chanté par Caroline Loeb.
Elsa et Francis se répondent avec 2 Bande Originales et écoutez moi cela : « T’en vas pas ! » et « On Se Retrouvera » … Restons encore ensemble accroché sur ces charts de misère made in france et appréciez la qualité d’un ‘Viens Boire Un Petit Coup À La Maison’ Boudu con ! c’est autre chose que les rythmes latinos de « La isla bonita » et de « la bamba » qui cartonnent cette année là.
Et ces nouvelles pimbêches qui nous harcèle les oreilles avec « Ève lève-toi », « Joe le taxi », « Sans contrefaçon / Tristana »
Moi, je le dis – Pietri et la Farmer c’est pas le Paradis.
Luna Parker et ses épuisants jeux de mots nous soûle avec « Tes états d’âme Éric »
Les mecs ne sont pas en restes non plus avec un Stéphane Eicher scandant « Combien de temps? » et Gérard Blanc chantonnant « Une autre histoire ».

Marc guitar' of @petevyler

Ma drogue c’est le Rock dans tout ces états. Et j’aime la faire partager… Sur scène en tant que musicien, mais aussi maintenant en tant que chroniqueur ici. Guitariste du groupe Pete Vyler (Toulouse), Sourire Kabyle (Lyon) dans les 90’s,... Mat’ qui suivait mon groupe @petevyler sur Twitter m’a proposé d’ouvrir un espace dédié aux Rock et autres excellentes “vieilleries”. La rubrique “Honey Rock” fut donc créée pour vous décrasser les cages à miels. Ici, aucunes nouveautés juste des albums qui m’ont marqué et qui à mon avis méritent une place quelque part dans ce XXIème siècle. Place qui peut être un écrit sur un blog ou une relative écoute attentive dans vos oreilles.

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