Un son nommé Blue October

Prenez un mec en costume cravate. Jusque là rien de transcendant… Prénommez le Justin et vous pensez irrémédiablement à Justin Timberlake (à cause de sa vague relation à la musique sans doute – badjoke) Sauf que ce n’est pas de ce Justin-là dont j’ai envie de vous parler ici (faut que je fasse vite, il m’a prêté les clés de la colloc juste un instant) mais de Justin Furstenfeld… Ce Justin-là, il a un trait d’eye-liner et du vernis laqué noir… Ah ! tout de suite moins glamour et pourtant… il porte si bien le costard et le vernis !

Je vous entends d’ici « mais il est fou de lui laisser les clés ! Elle va transformer son blog de musique en blog de mode ! »… j’y viens … j’y viens (à la musique).

Justin Furstenfeld donc a tout du bad boy (sauf le costume) mais surtout c’est le compositeur et la voix enraillée et puissante souvent, douce et suave parfois de Blue October, groupe de rock alternatif Texan.

Si j’avais connu ce groupe à sa création en 1996, alors que j’étais en pleine période Marillion, je pense que je n’aurais pas accroché. Leur premier album The Answers, produit par la maison de disques familiale, ne me laisse pas de souvenir impérissable si ce n’est la chanson titre.

En revanche le second album, History for sale, qui date quand même de 2002, me laisse sur le cul ! Tout y est !

D’abord la voix… Je viens juste de vous parler de Marillion, ceux qui connaissent le groupe originel avec Fish au chant comprendront et feront vite comme moi la relation entre les deux chanteurs ! Douce du style berceuse dans 3 weeks, she sleeps ou même un peu triste dans Amazing, elle monte en puissance et en rage dans Razorblade ou Ugly side (ma préférée pour ses textes)

Ensuite les sons… Blue October mélange les instruments donnant au rock des airs parfois écossais ou irlandais (violon et viole) au milieu des murmures, des gueulantes (appelons un chat un chat) ou des paroles parlées… Là encore beaucoup de similitudes avec Marillion. Avec un truc bien à eux et que j’adore : le slide sur les cordes de la guitare, juste au bon moment !

L’extrait Calling You fera partie de la BO d’American Pie 3 et assiéra la popularité de Blue October. Le début du vrai succès qui se poursuivra avec le 3ème album Foiled et surtout l’extrait Hate me qui sera second des charts (et on comprend pourquoi !) suivi par Into the ocean.

Personnellement j’adore Let it go sur fond de mandoline et de violon, presque philharmonique, la voix puissante de Justin me donne des frissons. Je ne pensais pas que le mélange mandoline – guitares électriques serait aussi parfait. Plus hard ? Alors montez le son sur Drilled a wire through my check ! Murmures sur fond de rock pur et dur made in KoRn avec parfois un son de guitare made in Carlos Santana. C’est surprenant non ? Alors continuons… vous avez 11 minutes à vous ? Ecoutez 18th floor balcony… quand je vous parlais de Marillion… Script for a Jester’s Tear n’est pas loin…


Le dernier album sorti en 2009 est un bijou ! Approaching Normal m’a fait découvrir Blue October et depuis je n’ai de cesse de l’écouter (mais ça vous l’aurez compris 🙂 ) Cet album mérite qu’on l’achète rien que la 1ère chanson !! Weight of the world est EXTRAORDINAIRE ! Justin Furstenfeld parle, chante, gueule, enrage, murmure, susurre (…) vit sa chanson comme personne. Que dis-je ? Il vit son album en entier ! Say it est tout aussi génial ! Le rythme, la rage au ventre qu’il vous donne… wow et maintenant My never, un message magnifique à écouter (le piano a rejoint les autres instruments improbables). Puis Jump Rope, morceau surprenant aussi. Il commence comme une mélodie des îles, sans doute la mandoline ou le xylophone, pour se transformer en rap sur fond de cœurs enfantins. Elle vous met la pêche !!! Le final est grandiose avec The end, toujours dans la rage!

Que dire de plus ? Que Blue October n’a pas une chanson qui se ressemble. Que Justin vit ses chansons comme personne (enfin si… comme Fish les vivait avec Marillion), dans la passion, le frisson, le rythme et que son maquillage ne coule pas. Que les sons sont surprenants, inattendus et tout aussi prenants que les textes. Que Blue October est LE concert que je veux voir !

Si vous aimez, prenez le temps d’écouter Argue with a tree, un double album live qui mérite le détour !… une relation unique avec son public…

Pour terminer, juste un petit clin d’oeil aux pochettes des albums qui sont toutes magnifiques et à la couleur bleue qui n’est pas que d’octobre mais dans bien d’autres chansons 😉 Voilà ! Je passais par ici pour vous parler de Blue October LE groupe qu’il faut écouter aujourd’hui ! Merci à Mr Chéri pour cette libre antenne 😉 à vous les studios !

[NDLR – MoiMateo] : Je t’ai laissé écrire sur Blue October car je n’arrivais pas à canaliser tout ce que j’aimerais dire sur ce groupe ! Ce qui reste certain, c’est qu’on va écouter encore longtemps la musique de Justin…

Vous pouvez suivre Blue October sur Twitter, Facebook, MySpace … et suivre aussi leur tournée The Pick up the Phone Tour Enjoy !

NatCordeaux

La musique tient la même place dans ma vie que le parfum : indispensable tous les jours, interchangeable en fonction de mon humeur. La femme digitale que je suis préfère la musique authentique, les guitares autour d'un feu de bois aux salles de concert, les sons pop, folk, le hard, le slam... Je suis capable de dire dès la première mesure si le morceau me plait ou non, j'adore les rythmes à contre temps, les accords dissonants et les mélanges voix instruments improbables. Je déteste le classique, l'opéra, les chansons pour enfants, Gainsbourg et Johnny. Co-fondatrice de [email protected] Vôtre avec l'hôte de ce blog, Responsable éditoriale pour @LesNews

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