Ozzy Osbourne – No more tears

No more tears est un album certifié quadruple disque de platine aux États-Unis avec 5 singles, presque la moitié du disque, classés dans le top ten des radios diffusant du rock au USA, le “Hot Mainstream Rock Tracks “.

Ajoutons à ce palmarès, l’occupation dans le Bilboard 200 pendant 86 semaines, un Grammy awards gagné etc…

Tout cela fait de cet opus de 20 ans d’âge, une Œuvre Majeure dans la discographie d’Ozzy Osbourne…..et je ne pense pas qu’il ait fait mieux depuis, en terme de musique.

Album No more tears

Sorti en 1991, Ozzy déclare que c’est son dernier album, qu’il y en aura pas d’autres. Une dernière tournée mondiale et puis basta ! Pour l’anecdote le live qui suivra se nommera No more tours !

Les années 80’s sont finies et il veux passer plus de temps avec sa famille. Ce quadragénaire est peut être aussi fatigué de tout le cirque entourant son personnage de Madman mangeur de colombes sur scène…

Pour finir en beauté sa carrière solo, il décide de s’entourer du meilleur et heureusement pour tout les métalleux du monde ce regroupement le conduira vers une recette gagnante. Recette inévitable qui le conduira à poursuivre encore sa carrière jusqu’à nos jours.

Ce 6ème album solo ne pouvait avoir que le Son. Avec Michael Wagener au mixage et Bob Ludwig au mastering. ET IL L’A !
Un son énorme mettant en valeur la qualité de ces compositions et bien sur le talent des musiciens qui l’entoure.
Zakk Wylde Guitar God, Randy Castillo derrière les fûts, John Sinclair et ses touches noires et blanches pour l’ambiance, puis la 4 cordes de Bob Daisley.

Ce dernier partira (ou sera remercié…) suite à l’enregistrement. C’est donc bien sa patte sur tout le disque. Écoutez ne serait-ce que la magistrale introduction du titre éponyme !
Aussi belle soit-elle, ces notes ne sont pas de lui. Puisque Daisley n’est crédité nul part dans le processus de création des titres. Il ne sera qu’un interprète.
Une chose est à peu près sure, ce fabuleux riff vient de son remplaçant Mike Inez futur “Alice in Chains” qui était souvent présent à l’enregistrement.
Lui sera aussi mentionné sur la pochette mais pour l’inspiration et la direction musicale…

Car Mike Inez est le bassiste officiel d’Ozzy Osbourne depuis 1989. Un statut gagné après avoir passé une audition parmi 50 prétendants.


Pour l’écriture, outre Wylde et Castillo, Ozzy aura un soutient de plus sur 4 titres en la personne de Lemmy le chanteur et bassiste de Motörhead. Cela ne pouvait donner que du largage de belles et puissantes bombes sonores dans nos feuilles.

Effectivement en octobre, à la sortie du LP…il a tout explosé.

Tracklist
1. Mr. Tinkertrain
2. I Don’t Want to Change the World
3. Mama I’m Coming Home
4. Desire
5. No More Tears
6. S.I.N.
7. Hellraiser
8. Time After Time
9. Zombie Stomp
10. A.V.H.
11. Road to Nowhere


La raison ou les raisons pour laquelle je prend plaisir à réécouter cet album :
Pour ma part, avant ce disque, j’aimais sans plus, les projets d’Ozzy en solo.
Peut être le live hommage à Randy Rhoads, mais c’est tout.

C’est en fait No more Tears qui m’a appris a apprécier sa terrible et unique voix.
La première fois que j’ai entendu ce disque, j’ai bien dû admettre que cette “machine organique” reconnaissable entre toute magnifiait d’excellentes compositions. Que ce soit dans le style ballades, mid-tempos groovy ou bien hymnes heavy que tu reçois comme un train en pleine face.

Aussi l’enchaînement remarquable des titres y est pour beaucoup.
Encore aujourd’hui, quel plaisir d’écouter cette suite de sons avec cet incroyable Zakk Wylde au sommet de son art qui nous pond ici et partout des riffs et des solos hors du commun. Peut être ses meilleurs.


Un titre : L’ambiance de No More Tears pour son intro basse et surtout un solo gigantesque.

Et pendant ce temps là en 1991 au pays des fans de Johnny on écoutait :
La “Désenchantée” Mylène F., la folie Liane Foly, Kaas, Paradis… On écoute aussi des titres plus couillus grâce à nos principaux rockeurs et frontmans hexagonaux “Place des grands hommes”, “Qui a le droit ?” de Bruel. On plane sur les arpèges d’Hélène du voisin canadien Roch.
And the last but not the least : “La Zoubida” du number one Lagaf’ qui cartonne à tout va dans la joie et la bonne humeur de nos chers compatriotes. … Que du Bonheur.
C’est aussi en cette fin d’année 91, qu’un compatriote d’Ozzy, commence à préparer ses valises pour partir chanter dans un autre monde. Cela rehaussera le niveau et le paysage musical radiophonique en France. “Le Spectacle Doit Continuer” et avec Monsieur Osbourne on sera servit pendant encore quelques décennies.

Marc guitar' of @petevyler

Ma drogue c’est le Rock dans tout ces états. Et j’aime la faire partager… Sur scène en tant que musicien, mais aussi maintenant en tant que chroniqueur ici. Guitariste du groupe Pete Vyler (Toulouse), Sourire Kabyle (Lyon) dans les 90’s,... Mat’ qui suivait mon groupe @petevyler sur Twitter m’a proposé d’ouvrir un espace dédié aux Rock et autres excellentes “vieilleries”. La rubrique “Honey Rock” fut donc créée pour vous décrasser les cages à miels. Ici, aucunes nouveautés juste des albums qui m’ont marqué et qui à mon avis méritent une place quelque part dans ce XXIème siècle. Place qui peut être un écrit sur un blog ou une relative écoute attentive dans vos oreilles.

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