Musilac – Jour 1

Organisé autour du lac d’Aix-les-Bains, Musilac est devenu le festival incontournable en Savoie. Pour les 10 bougies, rien n’a été fait dans la dentelle. Une scène de 75 mètres de long pour 18 de large avec de l’artiste qui fait jouir les tympans et qui fatigue les jambes.

La météo était mitigée quelques jours avant, la veille encore, des trombes d’eau tombaient. Pourtant, le jour de début se fait sous un soleil d’abord timide avant de venir nous chauffer correctement les omoplates. Vous me direz que nous sommes pas là pour parler météo mais lors d’un festival, la gadoue n’est pas notre meilleur amie… Bref, ce premier jour est partagé en 3 parties musicalement parlant.

Musilac étant à la base familial, la programmation de l’après-midi ne fait pas appel aux excités. Cela ne veut pas dire non plus qu’elle est à éviter. Vous rateriez du lourd, du très lourd. Le premier groupe que j’avais noté à ne surtout pas rater était Morcheeba. Fidèle à leur réputation, Skye dans sa robe ou cape rouge, et les frères Godfrey ont attaqué par leurs grands classiques, alternant par la suite avec des titres plus récents, tout en sirotant de la tequila. Suivi par Angus et Julia Stone, le groupe australien. Assez comique pour moi de revenir de ce continent et, lors de mon premier festival en France, deux zigotos de l’autre bout du monde qui débarquent et que je voulais absolument voir. Puis ce fut au tour d’Asa de passer mis à part quelques titres de types Fire in the mountain, j’avoue que je ne connaissais pas et j’ai été agréablement surpris par la prestance de cette chanteuse soul.

Le coucher de soleil indique la fin de la première partie, c’est Ben l’oncle soul qui se le colle. Musicien très bon, look blues brothers pour la bande, avec des choeurs qui ont le rythme dans la peau et qui savent comment correctement bouger. Ben joue avec le public, le séduit et se permet de remixer une nouvelle fois, de manière différente, le tube qui l’a fait connaître : Seven nation army.

L’heure d’aller se battre pour manger a sonné. Bernard Lavilliers étant presque aussi fidèle que moi à ce festival, je l’ai déjà vu et je peux m’accorder la pause nécessaire pour reposer mes jambes et me préparer avec le gros de l’affiche : Santana. Que dire sur un artiste qui n’a plus rien à prouver, qui conquit son public en deux notes et qui pour l’occasion nous sort son répertoire de classique composé de Maria, Maria, Oyé Como Va, Black Magic Woman, Corazon Espinado, Europa, Soul Sacrifice… Et on finit avec le feu d’artifice prévu pour le 14 juillet, jour de fête de nationale. A noter, c’est le seul artiste du jour qui a eu le droit à plus de temps de jeu. Vous me direz normal, c’est Carlos.

The Ting Tings enchaîne juste après et le duo rejoue ses tubes, We walk, That’s no my name, Great DJ, Shut Up and Let me Go, avant de transformer le festival en boite de nuit électro avec les tracks de son nouvel album. Scissor Sisters fait son apparition avec le chanteur Jack Shears en tenue de plongée aguicheuse. Les enfants étant au lit, le groupe se lâche sur les blagues autour du sexe, joue la provocation sur scène et se permet même un merci à Santana pour avoir fait leur première partie. 1h30 sonne. L’heure du final. Bloody Beetroots qui est là pour transformer le tout, et donner une ambiance plus rave party aux derniers festivaliers qui malgré l’heure tardive sont tous à fond devant ce groupe masqué.

On se donne rendez-vous demain pour la suite du programme ?

Al John

C'est suite à une étude sur internet que j'ai découvert twitter il y a de cela 3 ans. De rencontre en rencontre, j'ai connu Natcordeaux et Moimateo. Le courant humain et musical est vraiment bien passé. Tout autant assoiffé de nouveaux sons qu'eux, voici qu'aujourd'hui je suis ici à écrire et à faire partager mes sons et mes découvertes avec vous.

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