Musilac 2011 – Jour 3 et fin

Le dernier jour du festival Musilac a reservé de belles surprises, d’abord au niveau des découvertes mais également au niveau des têtes d’affiche.

La foule a commencé à se chauffer pour Jamaica. Petit groupe français plutôt teenage mais sans prétention qui a réussi à amener lentement les festivaliers à se rapprocher de la scène. C’est pourtant Selah Sue qui a vraiment montré que les nouveaux talents ne manquaient pas et qu’on pouvait compter sur elle, entre autre, pour l’avenir. En effet, ce petit bout de femme a impressionné et réellement indiqué le top départ de la journée. Il y a du Rage Against the Machine et du bon R’nB dans ses influences. Sur scène elle pousse sa voix jusqu’à la rupture et on croirait presque, à certain moment, entendre du Janis Joplin. Les belges peuvent se targuer de la compter parmi eux. Voici le titre qui l’a fait connaître :



Après la petite belge, ce fut autour de Puggy de monter sur les planches et de nous faire vibrer et l’opération fût une réussite. Entièrement européen, à la vue du mélange des nationalités du groupe, le groupe a surmonté la difficulté supplémentaire que représentait la pluie qui s’était invité à leur show. Petite info au passage, ils font une reprise de Cat Stevens Father & Son pour Largo Winch 2

« Mademoiselle K c’est moyen », « Mouais, bof » Voilà ce que j’entendais avant de la voir sur scène. Elle faisait partie de ces artistes que je connaissais de nom et les echos n’étaient pas encourageants. Après sa performance, je peux vous dire qu’elle est très bien. Avec sa crête rouge sur la tête, ses vêtements clinquants, on ne peut pas la louper. Musicalement, elle arrache, on voit qu’elle donne tout ce qu’elle a. C’est avec plaisir que j’espère la recroiser sur un festival. Première partie de Cocoon, en tout cas, elle a pu augmenter sa notoriété.



Cocoon parlons-en justement. Retransmis sur Directstar, ils ont fait lever toutes les mains et chanter la foule. 9 personnes sur scène, ça envoie du gros ! Des instruments à cordes, à vent, nous entrainant dans des mélodies harmonieuses. Le groupe de l’apéro. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Mark Daumail, le chanteur. Bref, le duo vocal qui s’est fait connaître, il y a quatre ans, a fait du chemin depuis. Aujourd’hui 30 000 personnes les acclament.

Passons au groupe suivant. 15 minutes de test son avant de monter sur scène, des enceintes dans tous les sens pour un show à peine plus long qu’une heure. Mais du rock du vrai qu’est-ce que c’est bon. Kasabian, toujours aussi hautain mais impossible de ne pas apprécier ce groupe. Le public chante, les groupies crient, mes tympans en vibrent encore. On place un petit Misirlou entre deux tubes, on présente deux titres du prochain album et tout le monde a son compte. Le pari est réussi.

Kasabian sur scène à Musilac (merci à Amaya pour la photo)

La soirée commence à être bien entamée néanmoins, le public ne fait que devenir de plus en plus nombreux. La raison de ce rassemblement ? Ben Harper. Pourtant, je n’ai pas envie de dire du bien sur lui pour son show. Ce n’est pas sa musique que l’on peut critiquer, c’est plutôt son organisation : des temps morts sur scène, des silences de quelques dizaines de secondes entre chaque chanson, des solos de guitare qui s’éternisent… Il casse le rythme à chaque fois et c’est dommage parce que c’est un musicien accompli.

Un multirécidiviste de ce festival le suit : Cali. Je suis néophyte de sa musique mais en live, il met le feu. Le seul que je vois à chaque fois prendre un bain de foule. Il commence une chanson au coeur du public, porté par une forêt de mains. Puis, il fait monter quelques personnes de l’assemblée sur l’estrade et ça chante et ça danse, et Cali se roule de fatigue sur les planches. Il est fou, il est génial, il donne sans attendre de retour. C’est quand le bonheur ? là ça l’est.

C’est toutefois Vitalic qui clos le festival. Seul, entouré de ses machines démoniaques, il nous entraîne dans les bas-fonds des soirées avec son son électro. La note finale sera donc française et de qualité. Jusqu’au dernier groupe, l’organisation se débrouille pour ne pas nous décevoir et cette année fût une bonne cuvée. Je vous ferai signe dès que mon ouïe sera revenue…

Al John

C'est suite à une étude sur internet que j'ai découvert twitter il y a de cela 3 ans. De rencontre en rencontre, j'ai connu Natcordeaux et Moimateo. Le courant humain et musical est vraiment bien passé. Tout autant assoiffé de nouveaux sons qu'eux, voici qu'aujourd'hui je suis ici à écrire et à faire partager mes sons et mes découvertes avec vous.

2 pensées sur “Musilac 2011 – Jour 3 et fin

Laisser un commentaire