Gary Moore – We Want Moore

10 titres enregistrés à Detroit, Tokyo, Glasgow et Londres pendant sa tournée mondiale de 1984 We Want Moore est le premier live officiel de Gary Moore en solo.

Live 1984 Gary Moore
Pochette du Live We want Moore (1984)

Vous avez ici, un bon compromis pour connaître la période “début-milieu” des années 80 du guitariste. En effet avec ce live, dans un style hard rock, nous avons une très bonne rétrospective couvrant l’ère où l’irlandais venait de sortir entre autre Corridors of Power (1982) et Victims of the future (1983).

C’est un de ces albums franc et direct qui vous fait regretter que vous auriez pu être dans le public ce soir là. Un de ces disques qui à son écoute peux vous donner le “smile”. Ne vous laissant jamais de marbre devant autant de capacité technique et de sens mélodique d’un grand artiste à cette époque trop sous-estimé.

Entouré de son groupe, dont Ian Paice le batteur de Deep Purple sur une grosse partie des titres, “We want Moore” regroupe toutes les meilleures chansons de cette époque.

Ici, elles sont effectivement jouées de façon époustouflantes avec des arrangements combinant le déchiquetage et les mélodies tant au niveau guitare que chant.


Il faut dire que le maestro n’en est pas à ces premières armes puisqu’il a commencé dans les seventies en tâtant le blues rock, le jazz rock, un passage dans Thin Lizzy etc…
Cet opus permettra donc de hisser le personnage au rang des guitar hero à côté d’un Eddie van Halen et cela avant le grand déballage des Yngwie Malmsteen et des Six-cordistes doit sorti des écuries américaines comme Mac Alpine, Joe Satriani, Steve Vaï… Toute une suite dans ce circuit qui s’apprête à conquérir le monde de la musique.

Avec cette fabuleuse et déroutante aisance dans son jeu qu’il soit très rapide ou bien dans la mise en forme de dangereux riffs, Gary Moore est ici plus féroce que jamais.

Une facette, que je vous invite expressément à découvrir puisque sa carrière ne se résume pas à la période blues ou à la tenue d’une note (sustain) sur “Parisienne Walkways”.


Certains seront aux vues des vidéos mises en ligne sur le web, rebutés par le côté visuel et scénique très eighties et c’est pour cela que j’insisterai sur le fait d’ECOUTER ce disque en rendant hommage à cet irlandais, avec une bonne bière à la main et les watts poussés au max !

Tracklist

1. Murder In The Skies
2. Shapes Of Things
3. Victims Of The Future
4. Cold Hearted
5. End Of The World
6. Back On The Streets
7. So Far Away
8. Empty Rooms
9. Don’t Take Me For A Loser
10. Rockin’ And Rollin’


La raison ou les raisons pour laquelle je prend plaisir à réécouter cet album :
Parce que « We want Moore » est un disque intense pour ceux qui aime la guitare et le hard rock des années 80. Nous retrouvons sur ces 10 titres des prestations accomplies et rageuses. L’excellence d’un musicien dans cette période peut être moins connue par le grand public.

Mais surtout ici nous avons droit à des solos dévastateurs ainsi que des interventions guitaristiques inspirées jouées principalement sur Fender stratocaster.

Car à cette époque, le Maestro n’a pas encore endossé presque de façon définitive la marque Gibson. Nous sommes ici loin de son très bon son bluesy qu’il adoptera par la suite.

Et de toute façons, tous les sons sont bons quand ils sortent de ses doigts. C’est pour cela que j’aime et prend plaisir à écouter du Gary Moore, quelque soit son style où sa période.

Un titre : 2ème titre de l’album qui déboule et fait suite à l’énergique “Murder in the skiesGary Moore choisis une reprise des Yardbirds. Good Choice ! car il dresse ici un solo de guitare à couper le souffle. Dévoilant au public de Detroit, ces compétences et par la même occasion se hissant au niveau des plus grands. “Shapes of Things” demeure une des meilleures, sinon la meilleure reprise des Yardbirds.


Et pendant ce temps là en 1984 au pays des fans de Johnny on écoutait :
On s’excite et on se dandine sur « Wake me up before you go-go » d’un groupe ultrabrite.
On rêvasse sur « Besoin De Rien Envie De Toi » de Peter & Sloane band et ça donne vraiment pas envie de bander…
On ne passera pas à côté d’une chanson qui m’endort « Maman a tort » d’une certaine Mylène.
Il y a aussi ce groupe style baloche, un groupe d’un seul tube nommé Cookie Dingler qui cet été là, fera danser et chanter sur des paroles audacieuses les français dans leurs campings avec leur « Femme libérée ». Finissons ce petit déballage avec Julien Clerc qui met le mot “Rockeur” à la mode de chez nous avec “Coeur de rocker” avec ce fabuleux couplet “J’ n’ aimais pas beaucoup l’école, J’ ne vivais que pour mes idoles, Yeah, yeah ,yeah”.
Ces 3 derniers mots faciles furent pour moi comme un appel a éviter et à ne pas s’attarder sur la variété française cette année là. Go, Go, Go !

Marc guitar' of @petevyler

Ma drogue c’est le Rock dans tout ces états. Et j’aime la faire partager… Sur scène en tant que musicien, mais aussi maintenant en tant que chroniqueur ici. Guitariste du groupe Pete Vyler (Toulouse), Sourire Kabyle (Lyon) dans les 90’s,... Mat’ qui suivait mon groupe @petevyler sur Twitter m’a proposé d’ouvrir un espace dédié aux Rock et autres excellentes “vieilleries”. La rubrique “Honey Rock” fut donc créée pour vous décrasser les cages à miels. Ici, aucunes nouveautés juste des albums qui m’ont marqué et qui à mon avis méritent une place quelque part dans ce XXIème siècle. Place qui peut être un écrit sur un blog ou une relative écoute attentive dans vos oreilles.

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