Donavon Frankenreiter un surf entre deux scènes

C’est l’été… On a tous envie de sable chaud, de soleil, d’océan et de coquillages… Et pour tout vous dire, côté musique, j’ai aussi envie de ces rythmes légers, chauds, qui vous emmènent ailleurs et si possible sur une plage lointaine ! Pas d’inquiétude, je ne vais pas vous balancer ici les coquillages et les crustacés de la Madrague, mais, si on allait faire un tour sur les « spots » de Hawaï ? Un doux courant d’air (musical) pour vos soirées d’été ça vous dit ? Venez … je vous emmène sur une « makaha » en compagnie d’un surfeur hors du commun…

Donavon Frankenreiter est un passionné de surf. Il obtient un contrat professionnel dès l’âge de 13 ans et devient un « free-surfer » libre de toute compétition.

Quand il quittera la Californie, ce sera pour s’installer à Hawaï dans une chambre louée aux parents de … Jack Johnson ! Une belle rencontre. Jack Johnson deviendra son meilleur ami avec qui il apprendra à jouer de la guitare, son complice sur les planches de surf comme celles de la scène, son producteur.
Le jour où il s’achète une guitare acoustique, elle ne le quittera plus et il l’emmènera sur tous les spots avec lui. Entre deux vagues, Jack Johnson et lui se perfectionnent à l’instrument.

A l’époque, Donavon Frankenreiter vivote alors dans des petits groupes grunge et se contente de jouer des reprises. Sa première chanson, Oh my mind, il la composera pour sa femme qui sera aussi son premier public. Pour l’anecdote, Donavon Frankenreiter était tellement gêné, qu’il l’a fait s’allonger sur le ventre pour s’assoir sur ses fesses et jouer cette chanson sans être vu 😉 (source ITW Taratata)
Avec les encouragements de sa femme et de ses amis, Ben Harper et Jack Johnson, il sort son premier album Donavon Frankenreiter en 2004 produit par le label de Jack Johnson, Brushfire. Jack Johnson avec qui il enregistrera le célèbre Free.

S’ensuit des premières sur les concerts de Ben Harper, Jack Johnson, Willie Nelson, puis quatre autres albums et des tournées internationales, à chaque étape, on retrouve plus de sonorités folk-pop et encore un peu plus de la personnalité du surfeur. Jusqu’à Start Livin’ sorti en mai 2012.

Donavon Frankenreiter appréhende la musique « comme une grande vague qu’il s’agirait de dompter »… « Avec le surf, tu te retrouves seul face aux éléments, explique-t-il. Mais il ne s’agit pas d’une mauvaise solitude ou d’une solitude « triste » mais plutôt d’une solitude joyeuse, la liberté. Avec le surf, comme la musique, la vague n’est jamais deux fois la même ».

Start Livin’ est un album qui reste dans la veine positive de sa musique, les rythmes sont légers et l’ambiance est véritablement celle des surfeurs de Hawaï. Un album assez dépouillé où les sonorités ukulélé / voix dominent. Donavon Frankenreiter décrit cet album comme celui de l’amour, inspiré par sa famille et la vie qu’ils ont construite ensemble à Hawaï.

L’originalité de cet album réside dans l’instrumentation : pots, casseroles, cloches, sifflets, bruits naturels et notamment de vagues, shakers remplis de fèves… font le thème. Et il faut dire que c’est très réussi !
La chanson-titre ouvre l’album sur un message simple mais fort : « commencer à vivre ». Un morceau que l’on reprend facilement en cœur, aux intonations très 70s, il n’y a qu’à voir la vidéo !

L’album comprend également un hommage à Andy Irons – triple champion du monde de surf, décédé brusquement d’un infarctus du myocarde – avec « AI ».

J’avais découvert Donavon Frankenreiter, il y a fort longtemps, avec cette chanson atypique :

Et je ne me lasse pas de regarder ses vidéos souvent scènes de surf. Mais cet album est pour moi de loin le meilleur. Il est le reflet de l’artiste, optimisme, libre, heureux. Pour une fois je n’ai pas cherché à comprendre les paroles (visiblement des lettres d’amour) et je me suis laissée portée par le rythme et le style… et surtout par cette voix… une voix qui s’est cassée avec le temps, une voix toute en séduction…

Start Livin’ est typiquement le genre d’album qui s’écoute en se trémoussant, qui vous dépayse à 300%, qui vous met de bonne humeur et vous donne juste une envie : un rassemblement autour d’un feu de camp sur une makaha de Hawaï, des planches de surf colorées, des surfeurs bronzés et leurs guitares.

NatCordeaux

La musique tient la même place dans ma vie que le parfum : indispensable tous les jours, interchangeable en fonction de mon humeur. La femme digitale que je suis préfère la musique authentique, les guitares autour d'un feu de bois aux salles de concert, les sons pop, folk, le hard, le slam... Je suis capable de dire dès la première mesure si le morceau me plait ou non, j'adore les rythmes à contre temps, les accords dissonants et les mélanges voix instruments improbables. Je déteste le classique, l'opéra, les chansons pour enfants, Gainsbourg et Johnny. Co-fondatrice de [email protected] Vôtre avec l'hôte de ce blog, Responsable éditoriale pour @LesNews

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