BO de sa vie – ITW 10

Et un jour l’homme créa la musique… Puis Twitter ! Bon ok entre les deux, il s’en est passé des choses mais peu importe ! Twitter a cette facilité de réunir les gens. Autant la musique nous transporte, autant Twitter nous permet de rencontrer des gens incroyables tout en restant assis au chaud chez soi ! Et en cette période hivernale, c’est une option fort confortable…

J’avais envie de vous gâter pour les fêtes, alors j’aurais pu vous faire la danse du père Chip’Noel’nDales mais au moment d’allumer ma webcam, Seven en a décidé autrement ! Rires !
J’ai donc trouvé bien mieux : clôturer l’année avec une BO de sa vie… Oui mais ce n’est pas avec n’importe qui. Il s’agit d’un ami, d’une personne aux gouts décapants : Erick !

Avec Erick, on s’est rencontré via Twitter. La musique nous a aidé à nous découvrir, à nous apprécier et à présent ma timeline ne peut plus se passer des échanges incroyables avec Erick. En ce qui concerne mes enceintes ? Lisez la suite et vous comprendrez !

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Je vous conseille vivement de suivre Erick via Twitter mais aussi via son magazine Ecolochic, Cezame

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Mateo : Quelle est la musique qui tourne en ce moment chez toi ?

Erick : En fait, là, ça va commencer tout de suite à devenir très compliqué. Il n’y a pas une mais des musiques qui tournent en ce moment chez moi. La musique est pour moi un élément essentiel de la vie. Avec la lecture, cela a été dans mon enfance le moyen paradoxal de m’évader et de me construire en tant qu’individu. Je crois que je peux dire que la musique et les bouquins m’ont sauvé la vie et ont par la suite grandement participé à la construire.
La musique est mon quotidien, j’en écoute dès que je le peux, presque tout le temps. Et comme le temps change à chaque instant, la musique que j’écoute également. Je goûte pour cela au bonheur apporté par une magnifique invention : l’iPod. Cet engin, aussi beau que pratique, a pour moi été une révolution dans ma manière d’écouter de la musique. Le mode Shuffle par exemple me permet de me remplir les oreilles avec les 20 Go de mon vieil iPod à molette et le 8 Go de mon iPhone.

Ce que j’écoute varie donc du très vieux (pas grand chose avant les années 60, mais c’est déjà très vieux) jusqu’à des trucs de maintenant, des trucs de jeunes … et aussi de vieux.

Disons que ce que j’écoute tourne globalement autour de

Pop (mainly british)

Rock (du moins dur au plus frappadingue)

Electro (Big Beat, Trip hop, Electro-jazz, Break Beat, Drum & Bass, etc.)

C’est sur la musique avec de vrais morceaux de Rock dedans (comme dit mon ami Taï-Marc) que j’aurai le plus de choses à raconter … si j’en avais la place. C’est vraiment ce qui rythme le plus mon quotidien.
Cela commence par des grands classiques, comme Johnny Cash, T-Rex, Jimmy Hendrix, Big Soul ou EMF, en passant par des stars qui ont su traverser les siècles. Le plus emblématique est certainement pour moi David Bowie. Parce qu’il a pris le risque de tout remettre en question au moins une dizaine de fois dans sa vie et de prendre ses fans à revers. Ce fut le cas pendant un temps pour U2 également. J’aime lorsque la musique m’étonne.
Le rock, ce sont également des groupes comme Jet, pleins d’une énergie étonnante, ou les délires créatifs de Jack White avec les White Stripes ou les Raconteurs par exemple. Il y a dans tout cela une telle énergie, tellement simple.
Pixies m’accompagne depuis 15 ans. Ils ont su transformer chez moi l’énergie destructrice du Punk qui m’habitait en m’ouvrant sur l’art… tout en continuant à pogoter.
Je passer rapidement sur le Grunge et Nirvana ou Pearl Jam, notamment : j’ai tout le temps eu une vision assez cynique du monde et ce type de musique de désespérés m’a toujours grandement réchauffé le coeur. Tout comme Radiohead ou Muse. En plus californien, je mange du Cake, Eels ou, dans un autre genre, Red Hot Chili Peppers.
Et puis ensuite, il y a le rock qui tape et qui fait mal. Là, c’est Faith No More qui m’a initié, et je continue à suivre les cabinets de curiosités musicaux de son chanteur Mike Patton. Nine Inch Nails fait partie de la même trempe avec un Trent Reznor devenue une véritable icône de la liberté et de l’indépendance.
En allant plus loin du côté du metal, mes penchants vont jusqu’à Korn ou ce fanfaron de Marylin Manson.
Et puis il y a les inclassables qui m’accompagnent, dont Beck est le chef de file de cette bande de doux-durs-dingues.

Mais la musique n’est pas seulement l’oeuvre d’artistes qui se font des piercings de la tête à coups de fusils. La pop et la Brit-Pop ont également leur mot à dire. Ce style musical est sans doute d’ailleurs l’une des seules choses au monde qui pourrait me donner envie de devenir anglais (avoir leur sens de l’humour aussi). Un très bon exemple de ce que j’écoute sur le sujet est Everything is Everything par Phoenix. Pas de bol pour l’exemple, ce groupe est français. Marrant non ?
Mais revenons aux basics. C’est la New-Wave et la Cold-Wave qui m’ont fait entrer dans ce monde plein de flegme lorsque j’étais ado. Je m’étais alors fait la tête de Robert Smith des Cure. Depuis, je suis resté fidèle au style anglais, moins dans mon loo, mais toujours dans la musique. Et je passe ainsi de Richard Ashcroft à Kaiser Chief, en goutant aux délices de la voix suave d’un Lloyd Cole. Mais je dirais que la pop m’accompagne plus qu’elle ne me transcende.

Pour la transcendance, il faut aller voir du côté de l’électro et de la techno. La révolution est pour moi venue du Trip-Hop et de la découverte de Portishead, à l’époque. Tant de douleur avec de la musique mêlant des styles très différents et, en particulier, de l’électronique, tout ça m’a fait l’effet d’une bombe. J’ai donc suivi avec Massive Attack, bien sûr, mais aussi avec Tricky, plus complexe à appréhender. La dérive s’est ensuite faite tout naturellement, en découvrant une électro très riche, allant du Jazzy, avec Guru par exemple, voire même Miles Davis avec Tutu, jusqu’à des styles plus technos et plus rythmés. Là, je pense par exemple au Big Beat de Propellerheads, The Chemical Brothers, Fatboy Slim ou The Crystal Method. Et si on veut taper encore un peu plus fort sur la tête à toto, on écoutera Prodigy.
A l’inverse, la techno plus cool, plus lounge, plus planante, est également venue frapper à la porte de mon plaisir. Là, ce sont des signatures comme Zero 7, Röyksopp, Goldfrapp ou Morcheeba qui m’ont marqué.
Comme toujours, il y a des Ovnis là au milieu, dont Björk fait partie.

Et il y a le reste, que je découvre souvent par hasard, et avec lequel je développe des affinités de circonstance. Des exemples qui me plaisent particulièrement mais qui me viennent néanmoins en vrac :
Bebel Gilberto, découverte via des remix electro.
Hercules and love affaire, découvert sur le grand journal de Canal.
Scissor Sisters, découverts après une discussion avec un fournisseur.
Nerd, découvert via une pub pour Nike.
Outkast, découvert sur Nova.
Feist ou Joan as Police Woman, découvertes toutes les deux dans leur douceur via la pub.

La chanson dont tu as le plus honte mais qui te fera toujours passer un bon moment ?

J’hésite entre un certain nombre d’entre-elles.
La danse des canards… Non, je rigole.
Linkin Parc avec l’album Reanimation. Honte, parce que c’est un peu produit carrément commercial avec des remix de leur album Hybrid Theory en collaboration avec des rappeurs. Un truc « pour que ça le fasse ». Et ça le fait. Alors je l’écoute, mais je ne le dis pas.
J’adore aussi Tom Jones, notamment l’album de reprises qui a relancé sa carrière commerciale : Reload. Je n’en reviens pas du coffre de ce type. C’est un peu l’équivalent de notre Johnny Halliday à nous, mais avec beaucoup plus d’intelligence, d’humour et de second degré (je devrais enlever « … beaucoup plus d’… »)
Et puis il y a toutes ces chansons qui ont mal vieilli, avec des arrangements qui sentent bon la poussière et qui font sourire aujourd’hui, mais qui m’avaient complètement retourné à l’époque. Par exemple, j’écoute encore souvent « Raoul and the kings of Spain » de Tears for Fears, mais j’aimerai beaucoup que ça ne se sache pas.

Ou encore, il y a ces chansons complètement hypra-positives, qui me font rêver mais qui ne correspondent pas à l’image de « mec sombre » que je voulais donner. C’est le cas pour la version « Your song » de Billy Paul. Un homme, un vrai, ne devrait pas écouter ça… Ben si. Pareil pour l’interprétation de « Over the rainbow » par Israel Kamakawiwo’ole.
Il y a encore des morceaux de pure « danse », que je devrais détester, mais sur lesquelles je ne peux m’empêcher de bouger un peu du popotin, comme avec le « Good Luck » de Basement Jaxx par exemple.
Et des casseroles comme ça, j’en ai des tas d’autres (The Mamas & The Papas, la musique Lounge, Herman’s Hermits, etc. J’ai même aimé entendre Susan Boyle, c’est dire)


Quel est le concert passé auquel tu aurais aimé assister ? Quel est celui que tu ne veux surtout pas rater cette année ?

Et bien, malheureusement, je ne suis pas vraiment « concert ». Ça ne l’est plus pour être plus exact. Un jour, j’en ai eu marre de payer cher pour me retrouver à 150 m de la scène, ou pas cher pour avoir un son tout pourri (valable aussi souvent quand je paye cher). J’en ai eu également marre de voir des artistes qui faisaient le minimum syndical devant leur public. Et je n’aime globalement plus les trucs impliquant les foules.

Je n’ai donc pas vraiment de concert que je regrette, ni d’autres que je ne voudrais pas rater.

Ce qui me fait rêver, ce serait un concert très intimiste, avec Bowie par exemple. Un concert pour moi et une vingtaine de personnes maxi, quasi acoustique : pas de problème avec l’ingé du son, pas de problème de foule, le rêve.

La chanson qui te fait pleurer ? Celle qui te remonte le moral ? Celle qui te fait planer ? Celle qui te fait fuir ?

Il y a une chanson qui me fait pleurer, réellement : j’ai les yeux qui s’embrument chaque fois que je l’entends, et il y a même eu des moments où je ne pouvais pas l’écouter en entier. C’est « If I could » de Jack Johnson, l’histoire d’un bébé qui vient de naître mais qui ne va pas survivre. La chanson est très belle mais elle raconte quelque chose qui m’est devenu insuportable depuis la naissance de mon fils.

D’autres musiques ne me font pas pleurer mais me procurent une vraie émotion, proche de la mélancolie, pour des raisons qui m’échappent parfois. C’est le cas de l’Acte 1 de l’Opéra Lakmé. Ou Certains morceaux de Craig Armstrong (Laura).

Une de celles qui me fait planer, c’est Jamiroquai. C’est ce que ma femme écoutait lorsque nous nous sommes rencontrés et à chaque fois, je plonge dans les beaux moments de nos débuts en la réentendant (notre quotidien est aussi rempli de beaux moments, mais sans Jamiroquai).

Sunday Bloody Sunday de U2 me fait immédiatement penser au Seigneur des Anneaux, que je lisais passionnément à l’époque, il y a plus de 25 ans. Ce qui est fou, c’est que chaque morceau de l’album (War) me replonge dans une scène particulière de la saga.

Les chansons qui me font fuir… Je ne vais pas me faire des amis, mais la variété d’une manière générale et française en particulier. La house également me donne envie de tourner les talons. Bref, autant dire que je ne suis pas très gâté au niveau des radios françaises.

Tout ce qui a un gros son me fait planer, avec un rythme lourd. Du Drum & Bass, par exemple, mais pas une chanson en particulier.

Quels sont pour toi les incontournables du Web afin de découvrir de la musique ?

iTunes, sans aucun doute. Et je trouve que leurs suggestions en fonction du profil ne sont pas toutes inintéressantes. Je ne lis quasiment aucune presse musicale ni aucun blog ou site sur le sujet. Mes découvertes sont tout le temps liées au hasard, à une rencontre furtive, à un son entendu ici ou là, à une discussion avec un ami (Taï-Marc est de très bon conseil sur le sujet).

Paradoxalement, le Web m’a quand même aider à découvrir de la musique, puisque je peux l’écouter avant de l’acheter. Pour moi, la première révolution vient de là : tester. La seconde révolution est à venir, c’est le flux. Pouvoir m’abonner à un Spotify par exemple et écouter toute la musique que je veux, connecté ou non.

Je ne suis pas un pirate. Il m’est arrivé, comme tout le monde, de télécharger illégalement de la musique. Je ne vais donc jeter la pierre à personne. Mais j’achète beaucoup de musique. Pour moi, accéder à toute la musique que l’on souhaite et pouvoir la consommer de la manière dont on le souhaite (sans DRM et tout ça), en illimité et pour le prix d’un seul CD, c’est la voie de l’avenir.

J’oubliais un excellent moyen pour moi de découvrir (ou redécouvrir) de la musique : je suis un gros consommateur de Bootlegs. Ce sont ces morceaux produits par des DJ en associant l’acapella d’une chanson avec la musique d’une autre. Cela donne des résultats étonnants, régulièrement médiocres, mais parfois sublimes.

Le patron en France, c’est DJ Zebra. C’est lui qui m’a fait découvrir les bootlegs au travers d’une émission qu’il tenait sur Ouï FM, puis sur Virgin. Mais ensuite, il y a plein d’autres DJ de talents sur le secteur : Totom, DJ Moule, Divide & Kreate, Lobsterdust, DJ Earworm, Go Home Productions, Loo & Placido, etc. Il y a également Fissunix, qui en plus d’avoir vachement de talent, propose un site qui permet une très bonne découverte de tout ça.

Quelques exemples qui mettent bien dans l’ambiance :
DJ Zebra : « Break Through Love » The Doors vs Led Zeppelin : Deux monuments du rock ont enfin décidé de devenir colocataires.
Overdub : « Silent Bell » KT Tunstall vs Radiohead : On dirait qu’ils étaient faits pour être ensembles.
DJ Zebra ! « Dingdong Sympathy » Massive Attack vs Rita Mitsouko : Rend cette chanson des Rita Mitsouko encore plus mélancolique.
GHP : « Main Bloom » Nirvana vs Alan Parker-The Sweeney : Rend Nirvana un peu moins mélancolique.
DJ Moule : « Next to yaa » Outkast vs The Police : Vif.
DJ Moule : « L.A Woman dans ta Benz » The Doors vs Suprème NTM : Drôle ce Rap posé sur du Rock.
DJ Moule : « Yes is Bad » Yes vs Michael Jackson : Intéressant.
DJ Zebra : « Never can say it’s over » Jackson Five vs Lenny Kravitz : C’est le devoir de tout bootlegger de placer un morceau des Jackson Five à un moment ou à un autre.
Loo & Placido : « Horny as a dandy » Mousse T vs Dandy Warhols : Tellement bien fait qu’il fut le premier bootleg à sortir officiellement en CD.
Mighty Mike : « Beggin for glory » Madcon vs Portishead : Incroyable.
Overdub : « What A Wonderful Surprise » Louis Armstrong vs Radiohead : Pour écouter pendant le réveillon.
Kro : « The World Changes on its Own » Amy Winehouse vs Eric Clapton : Facile, mais fonctionne très bien.
DJ Zebra : « Bouge avec Offspring » Triptik vs Offspring : Sautillant.
DJ Zebra : « Bono la boulette » U2 vs Diam’s : Vieux mais indémodable.
Et !!
DJ Zebra : « Oaï Disco » Oai Star vs Ultramagnetic MCs : Spéciale kassedédi à ToiMateo.
(NDLR : je kiff grave !)


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Si tu devais défendre un album, ce serait lequel et que dirais-tu pour me pousser à l’écouter ?

Franchement, je ne sais pas. Il y en a juste trop beaucoup.
Peut-être Peeping Tom, avec l’album du même nom.
Il s’agit d’une des créations musicales de ce maboul de Mike Patton (ex chanteur de Faith No More). C’est très très fort. Ça fait un peu saigner du nez si on l’écoute trop près des enceintes, mais ça vaut vraiment le coup d’essayer.
1. Parce que ce type est un génie musical, un producteur de musiques de dinguos hors pair.
2. Parce que cet album est d’une très grande richesse et variété musicale. On y retrouve Bebel Gilberto, mais aussi Norah Jones, des références à Britney Spears, des collaborations avec Dan the Automator (Gorillaz), un coup de main de Massive Attack, etc.
3. Parce que je te le dis.

Tu es plutôt scène, studio ou clip musical ?

Je suis studio, à fond.
Ce qui me plait le plus dans la musique, c’est la musique. Je n’ai rien contre les gens qui sont à la recherche de la performance live, de l’énergie que cela transporte. Je n’ai rien non plus contre la génération MTV qui associe obligatoirement un morceau à une vidéo. Mais ce n’est pas comme celà que je fonctionne.
C’est le son qui me procure de l’émotion. Je me suis construit comme cela.


Qui aimerais-tu voir répondre à cette interview ?

J’aimerai voir Taï-Marc Lethan se lancer. C’est un excellent DA dans la presse. Il est également l’auteur de plusieurs bouquins sur les outils créatifs d’Adobe et consorts. Mais c’est aussi l’auteur de moults histoires formidables pour des livres pour enfants et adultes non moins formidables. Je dois avouer avoir versé des petites larmes à la fin de la lecture de son Cyrano.
Il a une vision très Rock’n Rollesque de la vie et la plus grosse collection de CD que je n’ai jamais vu. Nous aimons nous faire régulièrement des soirées où l’on se fait découvrir l’un l’autres des morceaux musicaux étonnant en sirotant des vins d’exception.
Je serai curieux de voir ce qu’il raconterait dans cette interview (même si je sais que Franck Zappa aura la part la plus fondamentale).

Quelle est la chanson qui résume 2009 pour toi ?

2009 a été une année absolument hallucinante pour moi, soufflant aussi fort le chaud et le froid. J’ai perdu mon job, nous avons vécu un moment douloureux avec ma chérie, mais c’est aussi l’année de Cezame | Magazine Ecolochic, de mes découvertes sur les réseaux sociaux (ma rencontre avec toi, par exemple), de nouvelles trajectoires professionnelles et personnelles pour moi.
Alors je vais dire que, pour la partie noire, Beast s’impose, avec un morceau comme Devil, par exemple.
Et pour la partie fun, je dirais que Breakestra la représenterait le mieux (même si la chanson que je choisis ne date pas de cette année) : du Funk à l’ancienne, comme Mozinor aimerait ça, hyper rythmé et positif, propulsant tout le monde dans la stratosphère du beat.

La petite musique qui accompagne cette interview ?

J’ai malheureusement mis des semaines pour répondre aux questions de cette interview (j’en profite pour m’excuser auprès de son initiateur qui a du se faire des cheveux blancs en l’attendant et pour le remercier, m’sieur MoiMateo, de m’avoir proposé d’y participer, ainsi que sa dame, miss Amour, pour rien comme ça). J’ai eu une espèce de blocage à me replonger dans tout ça, sans doute, à essayer de le formaliser plutôt que de me laisser faire par la musique comme d’habitude.
Alors les musiques ce sont succédées pendant toutes ces semaines, sans a priori, sans se ressembler, sans queue ni tête, sans comme il sent bon.
Chew Lips : Solo (Les Ting Tings en version electro pop)
Lykke Li : I’m good I’m gone (pop légère et lourde à la fois, droit venue du froid du nord)
Elvis vs JXL : A little less conversation (le Roi est toujours vivant)
The Cure : A forest (hypnotique)
Richard Ashcroft : A song for the lovers (yéééé)
Sia : Academia (ex Zero7, une voix pleine de gémissements)
Patrice : Afrikanize them (une belle revisite de ce que le Reggae peut donner. Je ne peux pas m’empêcher de hurler le refrain à chaque fois ouuuuuhouuhouhouhou)
Stone Roses : Fool Gold (une rythmique de dingos)
Stereophonics : Maybe Tomorrow (délicieusement mélancolique)
Soul Coughing : Super bon bon (inclassable, étonnant. Et le remix de Portishead est carrément méchant)
Goldfrapp : Twist (richesse musicale toujours aussi étonnante avec une Allison envoutante) et Halo (remix de dingue de Dépêche Mode)
Jeff Buckley : Hallelujah (des frissons, à chaque fois)
Johnny Harris : Stepping Stones (ça bouge ça bouge)
LCD Soundsystem : Daft Punk is playing at my house (bouge ton boule)
Oai Star : Met les watts (Ca me décolle la plèvre)

Je pense que je n’aurais pas trouvé mieux pour conclure cette année si riche en découvertes tant musicales que humaines ! Pour le coté humain, semez la vie en 140 caractères. Pour le coté musical, montez les watts !!!
La playlist de cette BO se vit via Spotify : un grand moment à ne pas louper ! (Merci Erick pour ta contribution ici aussi !)

MoiMateo

Fondateur et chroniqueur de MoiMateo.com. Découvreur et diffuseur de talents étéroclytes. Signe particulier : 2 cages à miel en équipement d'origine.

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