1973 – Bye Bye CellPhone

Les 2 ou 3 dernières semaines qui ont passées, j’ai pas mal bougé en transport en commun. Et ce que je préfère dans les transports en commun, c’est écouter de la musique ! Bon ok c’est banal, mais ça permet de s’enfermer dans une bulle où ni les odeurs, ni les foules peuvent vous atteindre. Accessoirement ça permet aussi de découvrir des artistes qui dès les 1ères notes deviennent indispensable à mes cages à miel…

C’est donc ainsi que j’ai découvert le tout 1er album de 1973. Quel idée de se nommer ainsi ! Mais au final, Bye bye cellphone va vous faire passer d’agréables moments et vous permettre de remonter le temps à travers des sonorités très London de l’époque des Beatles



Trio incroyable, Nicolas Frank, Thibault Barbillon et Jérôme Plasseraud, déposent un album totalement pop. Oui mais pas de la pop à la sauce Mika ! Non eux c’est plutôt le bon son des années 60’s. C’est donc un trio parisien qui va sans l’ombre d’un doute égayer votre été. Bye bye Cellphone va vous mener vers une plage où les vagues vous titilleront les doigts de pieds.

Avec un nom pareil, 1973, puis le fait que ces 3 français chantent en anglais, je serais passé facilement à coté d’un magnifique univers musical totalement intemporel. Et finalement, j’ai pris l’exil symphonique qu’offre avec brio le groupe. Piano droit grinçant, harmonium, banjo, guitares 12 cordes et électriques jouées à l’archet façon Jimmy Page, mais aussi synthé jouets, et autres boîtes à rythmes, servent à ces copains de lycée à construire un univers simple et mélodieux dont on se passe difficilement.

J’ai beaucoup de mal à vous décrire toutes les sensations reçues de plein fouet lors de l’écoute de cet album. Et puis je me dis que qui d’autre que Nicolas Frank, parolier et chanteur du groupe, pourrait mieux décrire l’album de 1973 ?

Dans 1973, tu chantes, mais tu écris aussi les paroles des chansons. Comment conçois-tu ton rôle de songwriter ?

Écrire les paroles, c’est vraiment mon truc dans le groupe. Bien sûr, Jérôme et Thibaut s’y intéressent, mais ils sont plus compositeurs qu’auteurs. De mon côté, j’ai toujours aimé savoir de quoi les chansons parlent, même les chansons en anglais. Quand j’écoute un nouvel album, je mets le son un peu fort avec le livret dans les mains, et je regarde de quoi ça parle. Si la musique est chouette mais que je trouve les paroles simplistes, je suis toujours un peu déçu.

Sur l’EP, les titres parlaient beaucoup de filles… Qu’en est-il de l’album ?

C’est cool de faire des chansons de plage avec des histoires de filles, et ça vient naturellement. « Simple Song for a complicated girl » est un morceau hyper simple avec trois accords et des paroles simplistes, mais que j’adore ! Maintenant, on ne parle pas que de filles. « You say you will » évoque tous ces trucs importants qu’on voudrait vraiment faire mais qu’on remet au lendemain, parce qu’on se laisse prendre par le quotidien. « Sexy Plane » parle du danger de ce qui brille, et « Princes » raconte l’histoire d’un VRP qui se lève le matin et qui part bosser, en sous-entendant que ça n’est évidemment pas un métier facile et qu’on pourrait rêver d’autre chose… Ce sont des thèmes plus graves, mais qu’on chante sans vouloir faire la morale à personne, ni vraiment se prendre au sérieux. Dans « Princes », par exemple, on ne juge rien. C’est juste une chanson affectueuse vis-à-vis de ceux qui font des boulots difficiles et parfois peu gratifiants…

Il y aurait donc une dimension sociale dans vos textes ?

Sociale, oui, mais plutôt dans le sens d’humain, sans prétention. Dans d’autres chansons, on parle aussi du temps qui passe. C’est le cas de « September », mais aussi de « Little things to take away » qui évoque les souvenirs, les petites choses à emporter, comme des images de vacances, des moments qui, avec la distance, semblent presque parfaits. Le refrain dit qu’il est temps de croire à un nouveau mensonge, parce qu’on se ment souvent avec nos souvenirs… Mais ça reste bien sûr ma vérité, que je n’impose à personne. Les gens sont libres de vouloir l’entendre ou pas. Ce qui compte c’est d’ailleurs moins ce que j’ai voulu dire et pourquoi je l’ai écrit, que la manière dont les gens vont recevoir le morceau. Ceux qui écouteront « Little Sis’ » où un grand frère s’adresse à sa petite sœur qui fait des bêtises, se ficheront pas mal de savoir si j’ai une petite sœur ou pas.

Cet interview est un extrait de l’interview visible sur Original Platypus.

Je vous laisse vous délecter de ces extraits et vous invite fortement à vous procurer Bye bye Cellphone pour être certain de passer un été inoubliable entre farniente et lecture au soleil !








Faites un tour sur leur site et découvrez d’autres extraits sur leur myspace

MoiMateo

Fondateur et chroniqueur de MoiMateo.com. Découvreur et diffuseur de talents étéroclytes. Signe particulier : 2 cages à miel en équipement d'origine.

2 pensées sur “1973 – Bye Bye CellPhone

Laisser un commentaire